N comme #Numérique ( et vraiment pas comme #Informatique)

#informatique et #numérique, rien à voir !

valeursandco

TNO
Je vous l’accorde, le propos est un tantinet provocateur, et pourtant.
Repartons de la définition initiale du numérique : la représentation discrète d’une réalité.
Ainsi défini, le numérique, c’est de la matière : des données, des objets, facilement transmissibles en particulier via les nouvelles technologies de communication.
En 2010, l’humanité a produit 1,2 zéta octets* – pour rappel : l’équivalent des 5 000 années précédentes; en 2020, nous atteindrons 40 zéta octets.
L’informatique quant à lui traite ce patrimoine informationnel, le sécurise.
Longtemps, le numérique a alimenté l’informatique, j’allais écrire «  a alimenté tranquillement l’informatique » : quelques (sic) flux de données à analyser, à passer à la moulinette d’algorithmes.
Mais les temps changent.
Nous vivons une époque tout à fait particulière; j’entends souvent : « Le temps s’accélère ».
Formule scientifiquement erronée, et pourtant.
L’accélération des NTIC via la maturité d’un certain nombre de technologies ou disciplines (réseaux bas débit, fabrication addictive, miniaturisation des composants électroniques, dématérialisation, cloud, cyber systèmes …), ou encore via l’émergence de nouvelles technologies (la blockchain pour ne citer que la plus prometteuse) change le rapport au temps, à l’espace même.
La valeur d’une entreprise n’est plus dans l’algorithme mais dans les données.
Pour autant, le déploiement des NTIC seules, j’entends par là sans stratégie, créera peu ou pas de valeur.
Le potentiel de création de valeur(s) sera d’autant plus grand que la stratégie de l’entreprise est partagée, comprise de chacune des parties prenantes.
A nos yeux, le potentiel de création de valeur est bien lié, dépendant de deux paramètres :
     – la capacité de déployer dans une structure les NTIC
     – la capacité de penser une stratégie partagée
Mais soyons clairs.
Le passage de l’ère de l’informatique à l’ère du numérique ne sera pas un long fleuve tranquille; il nécessitera de l’agilité, de renforcer sa STRONG attitude :
     – Stratégie largement infusée et diffusée
     – TIC et surtout les NTIC (veille, best of grids)
     – RH en mode autonomisation des salariés
     – N partenariats pour une entreprise étendue
     – Gestion de la relation clients #jaimemesclients
Alors, oui, au final, j’assume.
L’#informatique et le #numérique n’ont pas grand chose à voir.
J’aime à retenir la définition du Rapport Ambition Numérique du Conseil National du Numérique « Plus que jamais les technophobes et les technolâtres doivent être renvoyés dos à dos et il s’agit de concevoir le numérique comme ce qu’il est : un facteur de bouleversements importants auxquels il faut donner un sens, une direction et des valeurs. »  
* Cela fait beaucoup de zéros : 1 zo = 1 000 000 000 000 000 000 000 o

N comme #Numérique

N comme #Numérique

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Un terme de prime abord simple à définir et pourtant : son étymologie nous renvoie aux nombres mais quel lien alors avec la révolution numérique ? Serait-ce à dire que les nombres font leur révolution ?

A peine.

Stricto sensu, le numérique renvoie à la représentation d’une réalité codée dans une série de chiffres, à des données immatérielles donc, par opposition à l’analogique.

Mais finalement dans un contexte de croissance rapide des technologies de l’information et de la communication, le terme numérique dépasse sa propre définition – un numérique augmenté en somme.

« Plus que jamais les technophobes et les technolâtres doivent être renvoyés dos à dos et il s’agit de concevoir le numérique comme ce qu’il est : un facteur de bouleversements importants auxquels il faut donner un sens, une direction et des valeurs. » Rapport Ambition Numérique CNNum

Le numérique renverra alors et aux outils, la plupart du temps associés à une logique d’efficacité opérationnelle, et aux méthodes de conception, de production et de collaboration.

Se viralisant le numérique favorise et factorise le possible.

Aux entreprises de saisir l’opportunité d’une revisite ou a minima d’un requestionnement de leur business model et notamment sous les angles :

  • de la relation client (expérience utilisateur, inbound marketing)
  • de la proposition de valeurs (solutions plus que des services ou produits – cf. le click and collect)
  • de la gestion des ressources humaines (RH marketing, coffre-fort numérique, GPEC axée culture digitale, reverse mentoring)
  • des canaux de communication, de vente et de distribution (cross et omni canal)
  • des activités clés (cobotique, modélisation des données, worflow)

« On obtient des résultats en exploitant des opportunités, non en résolvant des problèmes. » Peter Drucker

A vous donc dirigeants de saisir l’opportunité du numérique, de lui donner du sens en franchissant les quatre obstacles les plus fréquents en matière de transformation numérique (d’après l’enquête MacKinsey 2014 sur les entreprises françaises et le numérique) :

  • rigidité organisationnelle (45%)
  • déficit de compétences (31%)
  • manque de marges manœuvres financières (30%)
  • manque d’implication visible des dirigeants (28%)

 

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https://contribuez.cnnumerique.fr/sites/default/files/media/CNNum–rapport-ambition-numerique.pdf

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Le numérique et l’électroménager, même combat.

Le numérique et l’électroménager, même combat.

Le numérique est à l’entreprise ce que l’électroménager a été à la femme. Ni plus ni moins.

Bien loin du mythe de la libération pourtant défendu becs et ongles par les marques d’électroménager de l’époque au premier rang desquelles figure Moulinex et son célèbre « Moulinex libère la femme. »Moulinex

Bien loin aussi de la simple figuration, l’électroménager a joué un rôle primordial, a rendu possible un autre présent.

L’analogie entre numérique et électroménager peut porter à sourire. Sans doute.

Pourtant, ces deux technologies à la condition d’être acculturées, accompagnées centrent leurs utilisateurs sur les tâches à valeur ajoutée, les extraient d’un quotidien tourné exclusivement vers l’opérationnel.

Et pour ouvrir le champ des possibles, ces deux technologies ont pré-supposé, ou pré-supposent :

  • une stratégie, une vision
  • des moyens financiers et humains
  • un état d’esprit ouvert
fgdfd
 
Le numérique ne libérera pas l’entreprise, il facilitera si accompagné l’émergence d’un penser autrement.