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J’aurais préféré un D-Day, D comme Dé-conditionnement.

J’aurais préféré un D-Day, D comme Dé-conditionnement.

Je me contenterai du Dé-confinement.

Aujourd’hui, le 11 mai 2020, nous allons reprendre plus largement nos activités professionnelles.

Nous allons ré ouvrir nos commerces, nous allons revenir un peu plus dans nos bureaux, sur les chantiers, sur les lignes de productions.

Nous allons peut-être même travailler encore plus histoire de rattraper le temps perdu de ces deux derniers mois.

Nous risquons de foncer bille en tête comme avant, plus intensément même peut-être.

Aujourd’hui, évidemment c’est le temps du Dé-confinement avec son lot (justifié) de contraintes sanitaires, et d’opérationnel.

Remettre du charbon dans la machine pour ne pas aggraver plus encore la situation économique.

Je comprends. Je suis associée de deux entreprises.

Mais j’aurais préféré un D-Day comme Dé-conditionnement.

Peut-être qu’il sera encore temps de réfléchir différemment, de repenser notre façon de faire économie.

Certains chefs d’entreprise ont initié ces réflexions sur la notion de « capitalisme du bien commun » (à voir et à revoir le discours d’Emmanuel Faber  https://www.youtube.com/watch?v=x4rj4MfNkys)

« On croit les choses parce qu’on a été conditionné à les croire. » écrivait Aldous Huxley – Brave New World.

Très bien. Alors comment s’extraire du conditionnement, comment sortir du cadre ?

En théorie – la fameuse, c’est plutôt simple : « T’as un cadre, tu vois la sortie, alors vas-y, fonce ! ».

On se sentirait même stupide à ne pas la voir (cette sortie).

Mais en pratique, une mise au point s’impose.

C’est à ce moment précis qu’intervient le point aveugle.

Tentons l’expérience du point aveugle.

Placez le rectangle noir avec les 2 repères à une distance de 50 cm environ de votre visage. 

point aveugle

Fermez l’œil gauche (l’autre droit). Fixez le rond blanc avec l’œil droit.

Rapprochez-vous progressivement du rectangle.

A un moment donné, vous ne verrez plus l’autre repère…

J’ai trouvé l’expérience assez déstabilisante la première fois, saisie je crois par le décalage entre ce que je vois et ce qui est.

Explications : Il s’agit d’une petite portion de la rétine dépourvue de photorécepteurs et donc complètement aveugle. C’est le seul point de la rétine qui ne voit pas. Il correspond à l’endroit où le nerf optique et les vaisseaux sanguins quittent l’oeil.

Notre cerveau compense et reconstitue artificiellement l’image. Un trompe l’oeil en somme à l’image du tableau Échappée devant la critique par Pere Borrell del Caso, trompe l’oeil avec le sujet sortant littéralement du cadre.

En résumé, quand un seul oeil regarde, il peut, dans un paysage par exemple, manquer un détail d’importance (situation pour le moins problématique dans un contexte de conduite).

Et peut-être donc la sortie du fameux cadre…

On voit (sic) bien que l’enjeu finalement pour réussir à sortir du cadre commence par bien se connaître, avoir conscience de ses limites, notamment cognitives.

Une deuxième expérience toujours sur les points, histoire de prendre un peu plus conscience de nos limites : les neufs points.

La question : comment relier ces 9 points en traçant 4 lignes droites sans lever le crayon de la feuille?

Vous l’avez la solution ? Oui ?

Je suis d’accord, rien de neuf sous le soleil : l’exercice est assez connu. Sauf que.

Sauf que j’ai longtemps cru qu’une seule et unique solution existait. En fait, il en existe au moins cinq. (A vos crayons ou pencils pour celles et ceux qui voudraient chercher !)

Continuons. Point suivant ? Le fixe.

La fixité fonctionnelle désigne notre incapacité à imaginer un objet ou une situation en dehors de son contexte habituel. Nous restons engoncés dans nos difficultés à nous extraire de notre première perception.

Je vous livre un scoop : tous les passagers du Titanic le 14 avril 1912 auraient pu être sauvées !

Comment ? En imaginant l’iceberg non pas uniquement comme la cause de l’accident mais également comme une surface flottante plane de 120 mètres de longs. https://www.hbrfrance.fr/magazine/2016/07/11420-denicher-linnovation-la-ou-lon-sy-attend-le-moins/

Point aveugle, point fixe, points neufs mais pas tant que cela.

Sortir du cadre se révèle être complexe. Nos référentiels sont multiples.

Nous voilà peut-être revenus au point mort. Comment passer la première pour enfin trouver la sortie (du cadre) et repenser une nouvelle façon de faire économie ?

Certains préconisent de rétrograder : https://usbeketrica.com/article/il-faut-renoncer-aux-futurs-deja-obsoletes?fbclid=IwAR1CGRSEOUcfofHsK0R1PFpEdkw9zHiwx2G_qnhNCiSB7epLvgY80y_b7hs

« Des pans entiers de nos économies sont obsolètes au regard du monde qui vient, et nous n’avons pas les moyens écologiques de faire advenir une bonne partie des révolutions technologiques annoncées.

Une entreprise peut-elle prendre ce constat au sérieux, et agir en conséquence – c’est à dire le plus souvent renoncer, démanteler, désinvestir… pour se rediriger ? »

Pour donner un ordre d’idée, en 2030, on s’est donnés l’objectif (notamment) de réduire de 40% nos émissions de GES/1990. A titre indicatif, c’est à peu près ce à quoi nous arrivons en ce moment en mode confinement.

Ce sera compliqué d’affirmer à nos enfants que nous ne savions pas.

« Les faits ne cessent pas d’exister parce qu’on les ignore. » Aldous Huxley

Business case : Management visuel

Business case : Management visuel

Présentation du contexte

L’entreprise JA Gastronomie, P.M.E. angevine, est une boucherie spécialisée dans la sélection et la découpe de viandes de race et de haute qualité.

L’entreprise connait depuis plusieurs mois une croissance forte. Les salariés sont des gens passionnés par leur métier, particulièrement orientés clients et fiers des produits sourcés.

Les fondateurs, Cyrille JOURNIAC et Emmanuel ARAGON, ont ressenti le besoin de revisiter l’organisation, de structurer les process et la communication sans dénaturer l’ADN de JA Gastronomie : culture orale forte, relation de proximité et de confiance.

Les objectifs de l’accompagnement

Notre challenge majeur a porté sur le dosage des éléments de structuration.

Pour les accompagner dans cette démarche, nous avons travaillé sur différents points : le mapping des processus, la mise en place de temps d’échanges formalisés, la création de supports visuels, le développement d’un outil de suivi des points d’amélioration.

Notre accompagnement

Cartographie de processus

Nous avons cartographié les processus au sein de l’entreprise, l’idée était de faciliter la lecture de l’organisation pour les nouveaux collaborateurs. Ce travail liminaire a également permis de formaliser les différents services et d’identifier un référent pour chacun d’entre eux.

Modalités d’échanges

Nous avons ensuite abordé le cœur de la mission : définir les routines de communication.

Nous avons co-construit différents formats de réunion :

  • Aller/Retour EFIA : un point de synchronisation quotidien (15 minutes) pour le suivi des actions et le partage des informations au sein de chaque service.
  • Passe-plat EFIA : un temps d’approfondissement (15 minutes) entre les services pour le partage d’informations et l’analyse des problématiques.
  • Basse Température EFIA : un temps d’arbitrage hebdomadaire (30 minutes) pour échanger sur la stratégie et la vision de l’équipe de direction.
  • ROTI EFIA : un temps de rétrospective ciblé sur un projet ou une action spécifique.

Supports visuels

Pour chacune de ces séquences, nous avons mis en place des tableaux de management visuel.

Ceux-ci ont été dans un premier temps des prototypes afin de pouvoir les adapter après bout de deux mois d’utilisation. Le management visuel permet le partage d’informations mais également le suivi de l’activité. En effet, cela permet, en un coup d’œil, de connaître les indicateurs et les actions à faire, en cours, terminées, là où il y a des points de blocage, etc.

Nous avons également mis en place un outil numérique permettant à chaque collaborateur de signaler un grain de sable qu’il a rencontré dans le cadre de son travail que cela soit le retour d’un client, un retard de livraison d’un fournisseur ou encore la casse d’un matériel.

Cet outil permet ainsi de suivre ces grains de sable afin d’améliorer le fonctionnement de l’entreprise et éviter qu’ils se reproduisent.

Retours de notre client 

« L’organisation de l’information est de plus en plus importante pour une entreprise comme la nôtre qui grandit et qui doit se structurer pour passer un nouveau pallier de croissance. EFIA a été développé dans ce sens afin que tous les salariés JA Gastronomie se sentent responsabilisés et considérés au sein de l’entreprise. Grâce à Valeurs and Co, nous avons pu mettre en place des outils : points quotidiens, outil collaboratif et supports visuels afin que l’information et l’animation des équipes collent au plus près à nos attentes. L’objectif final est de s’améliorer au quotidien afin de toujours mieux servir le client et traiter les informations de manière efficace. »

Quels sont les apports du management visuel ?

L’outil :
  • Facilite en premier lieu la diffusion d’informations. Nous l’oublions parfois mais l’écriture reste un frein à la communication que cela soit lié à de l’analphabétisme ou à la barrière de la langue dans une entreprise internationale. Le dessin, langage universel, contourne ce biais.
  • Optimise également le temps. Finies les réunions longues et non productives, plus besoin de répéter N fois la même information. Le management visuel change les habitudes et revisite l’organisation des prises de décision. Certaines entreprises disent économiser jusqu’à une demie journée par semaine grâce à la mise en place du management visuel. On a fait le calcul pour vous : cela représente un mois par an !
  • Pour continuer diminue le stress. Le visuel sert de support aux échanges oraux. Nous savons rapidement ce qui a été fait et ce qui est à faire. Cela permet d’avoir une vision plus globale du projet en un seul coup d’oeil. Le visuel permet également de mieux mémoriser.
  • Favorise enfin l’innovation grâce à la remontée d’informations mais aussi d’idées. En facilitant la circulation d’informations montantes et descendantes, le management visuel permet à chacun de s’exprimer. Les salariés se sentant d’avantage impliqués feront également preuve de plus de créativité.

Vous souhaitez convenir d’un rendez-vous ou en savoir plus ? Contactez nous !

Digital et intergénérationnel : deux leviers pour une même stratégie.

Digital et Intergénérationnel

Lier digital et intergénérationnel nous est apparu avec Florence Coron, dirigeante de Calliocom, www.calliocom.fr , comme évident.

Nous n’avons pas résisté à l’idée de concocter un programme de formation de deux jours.

Notre ambition ? Faire passer le message que digital et intergénérationnel sont bien plus que des mots gadgets. Ces deux thématiques bien emmenées, bien comprises sont les clés d’une stratégie résolument tournée vers l’avenir.

 

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