Le #humanraising ou la fin du cost killing

Le #humanraising ou la fin du cost killing.

La logique de cost killing à tout crin est dépassée.

Mais, ne vous méprenez pas. Je ne suis pas en train d’écrire ni même penser qu’aucune vigilance ne doit porter sur les charges.

Les outils d’optimisation d’un compte de résultat incluent une analyse des charges avec l’identification d’actions de réductions d’un certain nombre de postes. Mécaniquement, le résultat au moins d’exploitation s’en trouvera amélioré. « CQFD » pourrait-on conclure.

La démarche de cost killing connaît au moins deux limites. La première tient à l’absence de sens donné, la réduction des coûts n’est plus la conséquence de décisions de collaborateurs soucieux de l’intérêt général, mais devient la Stratégie en tant que telle.

Pour prendre une illustration plus commune, la démarche ferait penser au bachotage, technique consistant à apprendre de manière superficielle des sujets. Technique performante de prime abord, la plupart des notes obtenues sont satisfaisantes, mais les éléments appris sont rapidement effacés de la mémoire. Rapidement effacés puisque l’objectif était la note et non la mémorisation.

L’absence de sens autorise uniquement des actions superficielles.

La seconde limite tient à la logique de court-terme que sous-tend le cost-killing. Une approche coût global fonctionnement-investissement s’inscrit bien plus à moyen/long terme. Acheter des matériaux de construction à bas coût permet sans aucun doute de se tenir au budget. En tous les cas au moins l’année N. C’est sûrement oublier qu’il faudra intervenir plus régulièrement pour remplacer, réparer.

La logique de cost killing est dépassée parce que réductrice.

A contrario, centrer l’organisation d’une entreprise, d’une collectivité territoriale, d’un acteur de l’économie sociale et solidaire sur les ressources humaines est une clé essentielle de réussite.

Le human raising, ou la promotion des ressources humaines, emmène l’agilité, permet l’adaptation à un environnement mouvant, permet l’innovation.

Et donner du sens au travail, aligner la vision – les missions – les valeurs de l’organisation avec les objectifs opérationnels, générer de l’intelligence collective auront notamment pour conséquence une entreprise bien gérée.

La boucle est bouclée.