M comme #Maïeutique

M comme #Maïeutique

valeursandco

A vos yeux incrédules, je lis l’absence totale d’envie à lire ces quelques lignes. Et pourtant, n’ayez crainte la maïeutique n’est pas une pratique barbare, mais recouvre plutôt « l’art d’accoucher les esprits ».


Il s’agit d’une méthode socratique reposant sur l’interrogation et se proposant d’amener un interlocuteur à prendre conscience de qu’il sait implicitement, à l’exprimer et à le juger.

Comme l’a récemment précisé Adélaïde de Lastic (https://fr.linkedin.com/in/adélaïde-de-lastic-08502216) dans une conférence organisée par la Chambre Professionnelle du Conseil Arc Ouest (http://www.cpc-arcouest.org) , la posture du consultant doit s’approcher de celle d’un maïeuticien.

Le consultant n’est ni l’apporteur de solutions standards ni le sachant.

Ne nous méprenons pas. Évidemment, le consultant a des compétences, des domaines d’expertise, mais par essence même, il connaîtra toujours moins que les collaborateurs d’une structure la dite structure.

La valeur ajoutée du consultant portera donc sur sa capacité à poser le problème, à reformuler la problématique, à autoriser la réflexion, à écouter activement, à emmener ses interlocuteurs au-delà de leur cheminement mécanisé.

« Si l’on interroge les Hommes en posant bien les questions, ils découvrent d’eux-mêmes la vérité sur chaque chose. » Platon

Revisite des paroles de la Tactique du Gendarme, Bourvil

« Un consultant doit avoir un très bon nez

Mais c’est pas tout

Mais c’est pas tout.

Il lui faut aussi de la sagacité

Mais c’est pas tout

Mais c’est pas tout.

Car ce qu’il doit avoir et surtout

C’est d’la maïeutique

De la maïeutique, dans la pratique

Comme les peintures ont leur camaïeu

Le consultant a sa maïeutique,

Attendez un peu que j’vous explique

 

La maïeu maïeu maïeu tique,

Du consultant

C’est de bien questionner

Sans se faire remarquer.

La maïeu maïeu maïeu tique,

Du consultant

C’est d’avoir avant tout

Les yeux en face des trous.

Interrogations

Allez, allez,

Préconisations

Allez, allez,

Plan d’actions. »

 M

L comme #Loyauté

L comme #Loyauté

valeursandco

Le terme loyauté renvoie à l’état d’une personne qui a de l’honneur, de la probité, ainsi qu’à la fidélité à tenir ses engagements ; une valeur morale donc, mais pas uniquement dans la mesure où la loyauté est définie, encadrée juridiquement , et par exemple :

  • l’article 1135 du code civil «  Les conventions obligent non seulement à ce qui y est exprimé, mais encore à toutes les suites que l’équité, l’usage ou la loi donnent à l’obligation d’après sa nature. »
  • l’article L134-4 code de commerce et l’obligation de loyauté de l’agent commercial
  • la notion a contrario de concurrence déloyale
  • l’obligation de loyauté du salarié

Authenticité, cohérence sont les ferments de la loyauté.

Dans le prolongement, la loyauté ne signifie pour autant pas faire l’impasse sur ses convictions, valeurs ou propres intérêts.

En aucun cas. Être authentique n’implique pas la soumission, ou l’obéissance les yeux fermés, mais bien simplement d’être cohérent entre ses « babines et ses bottines », entre ses paroles et ses actes.

La loyauté emporte donc la confiance dans les rapports civils et commerciaux, devenant ainsi de par et des comportements unifiés, et des relations de confiance « indispensable à la prévisibilité. »

« A cet égard, le devoir de loyauté est indispensable à tous les rapports sociaux, à l’action même parce qu’il contribue à dissiper l’incertitude de l’avenir. » Laurent Aynès

http://www.philosophie-droit.asso.fr/APDpourweb/11.pdf

 L

K comme #Knowledge Management

K comme #Knowledge Management

 valeursandco

« Un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle. », le proverbe peut prêter à sourire a fortiori à l’heure des réseaux sociaux, et d’Internet ; d’aucuns seraient même convaincus de l’absence d’intérêt à manager les connaissances, celles-ci étant accessibles en ligne, et la plupart du temps d’ailleurs accessibles gratuitement.

Ce serait ne pas avoir saisi la différence entre informations et connaissances ni plus que l’importance stratégique d’un management de la connaissance, et ce, au moins à trois niveaux.

Il s’agit :

  • selon un mode neutre, a minima de s’extraire de la pollution informationnelle, capter le pertinent,
  • sur un mode plus défensif, de se questionner sur la préservation du capital des connaissances, la protection d’un avantage concurrentiel,
  • et enfin en mode attaque, de valoriser les connaissances sous forme de capital immatériel

valeursandco

Travailler la mémoire organisationnelle d’une entreprise est un processus dynamique qui selon Michel Grundstein doit être renforcé selon « un axe de progrès » en transformant des connaissances individuelles non formalisées en connaissances partagées et formalisées.

Quatre phases apparaissent nécessaires dans le cadre de ce processus de transformation :

Phases

Actions

Leviers

Identification Repérer, collecter les données et les compétences Veille, gestion RH
Qualification Qualifier, transformer les données brutes en informations contextualisées Système d’Information, formation continue
Capitalisation Partager, actualiser, enrichir, apprendre Retours d’expérience, travail collaboratif, communautés de professionnels de différentes entreprises
Valorisation Rendre visible, donner de la valeur, protéger les connaissances vitales Marketing, marketing RH, propriété intellectuelle

« Le savoir est la seule matière qui s’accroît quand on la partage. » SOCRATE. Aucune hésitation, partagez le savoir, d’autant que « La liberté commence où l’ignorance finit. », une citation de Victor Hugo plus que jamais d’actualité.

 K

J comme #Jongler

J comme #Jongler

valeursandco

Jongler prend tout son sens au sein d’une entreprise, ou plus exactement dans le fonctionnement au quotidien d’une structure.

Les salariés toutes fonctions ou postes confondus, à des degrés plus ou moins prégnants, ont à manier des objets, des idées, des règles avec précaution et habilité.

Par exemple, chaque collaborateur jongle avec ou entre :

  • les volets personnel et professionnel de notre quotidien
  • les différentes parties prenantes et leurs propres logiques d’action
  • les différents types de réunion : décision, pilotage, information, sensibilisation, négociation, …
  • les différents flux d’information : mail, intranet, courrier, téléphone, de visu, …
  • les différentes missions
  • les différents segments de clientèle ou de public
  • les différents niveaux de réglementation ou règles notamment déontologiques

En somme, il s’agirait pour chacun des individus d’une organisation d’entrer dans la peau d’un caméléon combinant au mieux polymorphie et polyvalence.

Dans cette hypothèse, jongler efficacement nécessite la mise en œuvre au quotidien de quelques fondamentaux :

  • connaître et son environnement et les logiques d’action des parties prenantes, parfois antinomiques
  • développer son habilité en continu
  • anticiper et gérer son temps
  • échanger et communiquer

Et si finalement jongler efficacement en entreprise était de faire sienne la devise de Pema Chôdrôn « Douceur, précision et lâcher-prise ».

A méditer.J

I comme #Innovation

I comme #Innovation

valeursandco

L’innovation n’est pas une création ex nihilo mais plutôt le fait de remodeler le passé, d’insérer du nouveau dans l’ancien.
Et contrairement sans doute à quelques idées reçues, l’innovation se travaille au quotidien, « l’innovation n’est pas un flash de génie. C’est un travail difficile. Et ce travail devrait être organisé comme une activité régulière de chaque unité de l’entreprise et ce à chaque niveau du management. » Peter Drucker

Les facteurs clés de l’innovation passent a minima par :

  • une culture organisationnelle ouverte et perméable notamment au droit à l’erreur, la démarche apprenante
  • le recrutement et la fidélisation des talents
  • la diversité des profils
  • le leadership
  • les ressources financières allouées

Autre stéréotype, l’innovation ne se résume pas à l’utilisation de nouvelles technologies, même si évidemment le lien est prégnant.

Le manuel d’Oslo répertorie ainsi quatre catégories d’innovation : de produit, de procédé, d’organisation, de marketing.
A titre d’illustration sur l’item organisation, nous citerons la pédagogie pour le moins innovante de l’équipe du lycée professionnel Paul Émile Victor situé à AVRILLÉ, travaillée notamment autour de l’Entreprise d’Entraînement Pédagogique® laquelle reproduit, grandeur nature, toutes les fonctions – hormis celle de la production – des services d’une entreprise. Une autre manière d’apprendre.

« Il faut oser ou se résigner à tout. » Tite-Live. Faisons le choix de l’audace, cultivons-la, innovons !

I

https://www.euroentent.net/definition.aspx

http://victor.paysdelaloire.e-lyco.fr/le-lycee-paul-emile-victor/bienvenue-au-lycee/

H comme #Humain

H comme #Humain

valeursandco

Humain augmenté, humain connecté, transhumanisme, humain 2.0, … les adjectifs ou néologismes ne manquent pas pour qualifier notre espèce en ce début du XXIème siècle.

Et si finalement notre enjeu consistait à devenir humain, être simplement humain  sans autre qualificatif ; considérer que nous ne sommes pas des êtres uniquement dotés de raison mais également animés par des émotions.

« La capacité d’exprimer et de ressentir des émotions est indispensable à la mise en œuvre des comportements rationnels. Et lorsqu’elle intervient, elle a pour rôle de nous indiquer la bonne direction, de nous placer au bon endroit dans l’espace où se joue la prise de décision, en un endroit où nous pouvons mettre en œuvre correctement les principes de la logique. » Antonio R. Damasio

Habeas Emotum, brandir le droit à l’émotion en particulier dans le monde de l’entreprise ; accepter d’être humain, pleinement : réconcilier raison et émotion, trouver leur équilibre pour mieux manager, mieux décider, mieux conduire les changements, mieux réguler, mieux communiquer, mieux emmener, …

Penser l’entreprise comme un écosystème exclusivement cartésien procède a minima de l’utopie et sans doute de l’erreur. Certes, « errare humanum est » : clairement favorisons le droit à l’erreur, pour autant n’oublions pas la seconde partie : « persevare diabolicum. »

 H

« L’erreur de Descartes », 1995 – Antonio R. Damasio

G comme #Graine d’entrepreneur

G comme #Graine d’entrepreneur. 

valeursandco
Excellente nouvelle : l’envie d’entreprendre est chevillée au corps des jeunes générations.
Selon l’étude réalisée en 2015 par l’EDHEC NewGen Talent Centre auprès de 2.250 étudiants de classes préparatoires, un jeune sur trois se voit entrepreneur plus que salarié contre 22% l’année précédente.
Les motivations de nos graines d’entrepreneur se portent sur l’envie de relever un challenge, la recherche de sens et de liberté, et parfois se trouvent être une réponse au chômage ambiant.
La notion d’entrepreneur entendue par les jeunes s’aligne ainsi sur la définition de Joseph Schumpeter « L’entrepreneur est un homme* dont les horizons économiques sont vastes et dont l’énergie est suffisante pour bousculer la propension à la routine et réaliser des innovations. », l’entrepreneur perçu comme « l’homme innovation ».
Et les initiatives publiques et/ou privées fleurissent pour libérer ces énergies, faire pousser les graines, créer des écosystèmes, accompagner les entrepreneurs en herbe : les PÉPITE (Pôles Étudiants Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entreprenariat), des associations telles que Mash Up, ou encore le label angevin We Forge for Student.
valeursandco
* NDLR : voire même une femme, et au contraire 😉
G
Étude de l’EDHEC http://edhecnewgentalent.com/publications/les-aspirations-des-jeunes-de-prepas-lentrepreneuriat-novembre-2015/
http://mash-up.fr @LeMashUp
http://www.weforge.fr/weforge-for-student/ @WeForge

F comme #Futur

F comme #Futur

 valeursandco

Le #BigData révolutionne notre regard sur le futur et nous extraie d’un modèle déterministe dans lequel les évènements seraient liés et déterminés par la seule chaîne des évènements antérieurs.

« L’approche doit désormais être tout autre : au plan scientifique et technologique, les modèles doivent avant tout être pensés dans un contexte dominé par les données, en temps réel, relié aux graphes complexes de réseaux sociaux massifs, et fondamentalement capables de gérer l’incertain, la variabilité. » Extrait du livre blanc BPI France Modèles, data et algorithmes : les nouvelles frontières du numérique.

Pour autant, gérer l’incertain ne signifie pas le supprimer mais plus modestement en réduire sa part, son impact.

En résumé, la seule certitude (sic) réside en la présence de l’incertain, de préférence réduit, dans un futur par essence imprévisible …

… Le futur n’existe pas : « Le passé n’est pas une armoire des possibles où tout l’avenir serait contenu en germe. » Henri Bergson

F

http://www.bpifrance.fr/Vivez-Bpifrance/Actualites/Le-Big-Data-un-outil-de-competitivite-et-de-croissance-des-PME-20626

H. Bergson : « Le possible et le réel. »

E comme #Envie

E comme #Envie

valeursandco

Aucune obligation que celle de donner envie à vos salariés de travailler dans votre entreprise ; vous pouvez sans doute vous en affranchir.

Vos collaborateurs travailleront dans votre structure dans la mesure où vous aurez conclu ensemble un contrat de travail caractérisé par :

  • la fourniture d’un travail
  • la rémunération comme contrepartie
  • le lien de subordination

valeursandco

Aucune obligation donc, sauf à ce que vous re considériez vos objectifs.

Si vous n’envisagez pas d’attirer et fidéliser les talents, ou encore de constituer la meilleure équipe pour œuvrer et décider dans un environnement de plus en plus complexe, ne changez rien, acceptez simplement que les meilleurs travaillent pour vos concurrents, et advienne que pourra …

« Le désir est l’essence même de l’homme, c’est-à-dire l’effort par lequel l’homme s’efforce de persévérer dans son être. » Spinoza

E